VALÉRIE CHOMARAT

OFFRIR DU « BONHEUR D’HABITER », C’EST LÀ L’OBJECTIF DE L’ARCHITECTE ET DESIGNER VALÉRIE CHOMARAT

De Genève, où elle réside, à Minorque, en passant par Bandol ou Varsovie, ses projets de villas, fincas, chalets ou yachts sont marqués par un minimalisme sensible et une subtile intégration dans leur environnement.

« Que voit-on et comment le voit-on ? », pas une porte, pas une ouverture, pas une percée n’échappe à cette question. La perspective et le rapport à l’extérieur sont des essentiels du travail de Valérie Chomarat. De véritables constantes.

Nature, géographie, climat, histoire et, avant tout, usage du lieu, pour l’architecte, les études préliminaires sont capitales. De même que le dessin et la perspective à la main. Sentir les tracés et les volumes, prendre la mesure de chaque ombre et de chaque lumière, c’est aux côtés du britannique John Pawson que Valérie Chomarat construit les bases de ce qui fait aujourd’hui sa signature.

Mer ou montagne, les matières se font brutes, au plus proche de la nature. Chaque fois, le plan est redessiné - ou dessiné - pour imposer simplicité d’espace, cohérence et perspectives fortes. Chaque fois, tout est imaginé autour du parcours intérieur et de l’histoire qu’il raconte. Valérie Chomarat aime ainsi tout particulièrement le travail des escaliers. Pour elle, chacun d’entre eux est un récit, l’évocation mystique de cette notion de parcours.

Autres pièces précieuses aux yeux de l’architecte, le banc, le tabouret et le bougeoir, ont en commun cette invitation au silence et à la contemplation. Des principes que l’on retrouve dans ses derniers projets que sont une maison de famille à Bandol, une finca exceptionnelle à Minorque ou encore la création de porte-bougies avec l’éditeur belge When Objects Work. « Wow », l’acronyme de ce dernier, pourrait bien s’appliquer au travail de la française offrant une vision singulière et hédoniste de l’architecture et du design.