LECOADIC-SCOTTO

Lecoadic-Scotto est un cabinet d’architecture parisien, fondé par Yann Le Coadic et Alessandro Scotto en 2001. Le duo, proche des milieux créatifs, a développé de nombreux projets de boutiques dont celle de la créatrice de bijoux Aurélie Bidermann à Paris, l’espace Balmain chez Harrods à Londres, ou encore le nouvel hotel « l’Échiquier » dans le 10ème arrondissement parisien.

INTIME

Remarquée pour sa philosophie qui donne vie à des lieux épurés, l’agence Lecoadic-Scotto s’adapte et propose des univers qui oscillent entre héritage et contemporanéité et ce dans leurs projets publics ou résidentiels. Yann et Alessandro ont également réalisé des projets plus confidentiels comme les bureaux de l’Atelier Franck Durand. Dans les prochains mois, il signeront l’appartement de l’illustrateur Pierre Marie.

L’ESSENCE PLUTOT QUE L’APPARENCE

Il y a une certaine transparence dans le trait ; comme un suspens. Une évocation. Tout à fait singuliers dans le paysage contemporain, Yann Le Coadic et Alessandro Scotto inventent une architecture suggérée, nourrie d’images oniriques. L’un plus créatif, l’autre plus technique, toujours en accord de goût, les deux architectes travaillent ensemble depuis plus d’une dizaine d’années et se singularisent par l’éclectisme de leurs projets. Peut être parce qu’ils ont beaucoup œuvré pour la mode, que ce soit pour des créateurs ou pour des marques avec de fortes personnalités et de fortes images, ils cultivent une manière de travailler très à l’écoute de l’autre. Il n’est pas question d’imposer un style mais de révéler à travers un art de la composition et de l’écoute, l’identité et l’essence d’un projet.

ESPIEGLE

Pas de recherche de style mais une main, de la matière et de l’émotion. Et pourtant, de la boutique de Loulou de la Falaise à celle d’Aurélie Bidermann, de l’hôtel Carlton à Lyon à la galerie Brachfeld, si chacune de ces réalisations est au plus proche de son commanditaire, elles ont toutes en commun un petit air espiègle et délicat, une élégance sans ostentation, une discrétion raffinée qui donne au trait de Lecoadic-Scotto une contemporanéité au-delà des modes et des tendances. L’identité, l’intégrité, de ces travaux menés en toute discrétion est un silence dans un jardin japonais, un petit vibrato humain.